Le PhotoBlog de Stéphane Beilliard

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KiwiZ'Air : Septembre 2014

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La compagnie KiwiZ'Air grandit et étoffe régulièrement son offre de voyages. Ces dernières semaines, plusieurs nouvelles lignes ont été inaugurées et de nouveaux avions sont venus renforcer la flotte!

  • - L'Australie reste une destination privilégiée par KiwiZ'Air puisque deux nouvelles lignes sont ouvertes fin août 2014 : Adelaide et Hobart
  • - Début septembre, la première liaison avec l'Afrique est inaugurée par la desserte de Johannesburg, en Afrique du Sud.
  • - Au même moment, c'est la première ligne avec le Canada qui est ouverte, via Vancouver.

Pour pouvoir desservir ces nouvelles destinations, et renforcer les liaisons existantes, KiwiZ'Air a fait l'acquisition de 5 nouveaux appareils:

  • - Un Bombardier CRJ1000
  • - Un Airbus A320
  • - Et les tout nouveaux Boeing B787 avec deux versions, le B787-8 "City of Wanganui" et les B787-9 "City of Whangarei" et "City of New-Plymouth"

Le réseau couvre désormais tous les continents à l'exception de l'Europe (distance oblige) et la flotte compte 34 avions ultra-modernes.

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Le logo et l'identité visuelle de KiwiZ'Air, bien que compagnie virtuelle, fait l'objet d'une protection des droits d'auteur.
The logo and visual identity of KiwiZ'Air, despite being a virtual airline, are protected by copyright.

KiwiZ'Air : livrée

Lors de mon précédent billet, la compagnie aérienne KiwiZ'Air a été présentée. Cette compagnie* basée à Christchurch en Nouvelle-Zélande, est en plein développement et agrandit son réseau de jour en jour. Ses avions peuvent actuellement être vus à Singapour, Hong-Kong, San-Francisco, Sydney ou encore Papeete.

A quoi ressemblent-ils, ces avions de lignes? Voilà donc le moment de parler de la livrée KiwiZ'Air.

La livrée d'un avion est une grande partie de l'identité d'une compagnie. Elle véhicule le ton, le positionnement, le caractère de la compagnie. Sobre et élégante pour une compagnie statutaire, nationale comme Air France ou British Airways. Exubérante et colorée pour une low-cost, design et raffinée pour une compagnie d'élite ou un avion privé. Aujourd'hui il existe des centaines d'airlines, de toute taille et de tout statut. Et bien souvent les livrées se ressemblent.

Pour KiwiZ'Air, j'ai voulu une livrée unique qui véhicule l'idée de raffinement et de luxe. L'ambition de la compagnie est en effet de proposer au meilleur prix une prestation qualitative et unique, confortable et conviviale. Les couleurs sont ainsi choisies : le violet foncé, qu'on peut imaginer associé à un velours, un alcantara doux, est rehaussé d'un beige clair, qu'on peut lui associer à un cuir. Le blanc souligne le tout. Les parties violettes sont comme embossée d'un motif composé des lettres NZ, dans la police de caractère propre à KiwiZ'Air. Ces couleurs sur les avions sont légèrement métallisées.

Les éléments visuels de la compagnie sont positionnés sur l'avant, avec le nom de la compagnie "KiwiZ'Air, NZ", sur la dérive, avec le grand Z de KiwiZ'Air, et sur les nacelles avec la feuille de fougère stylisée. Cette feuille de fougère, un des emblèmes de la Nouvelle-Zélande, fait également office de point sur les i de KiwiZ'Air sur le logo. Le grand Z, incliné et seul sur la dérive, dans la police de caractère dessinée spécifiquement, ajoute un zeste de dynamisme et fantaisie propre à l'esprit kiwi.

Cette livrée est portée sur les nombreux avions que possède la compagnie tels que les Airbus A320 et A330. Les futurs A380 seront également parfaitement mis en valeur par ces couleurs.

(*) compagnie 100% virtuelle créée sur le jeu de gestion en ligne "Airlines Manager 2"

Le logo et l'identité visuelle de KiwiZ'Air, bien que compagnie virtuelle, fait l'objet d'une protection des droits d'auteur.
The logo and visual identity of KiwiZ'Air, despite being a virtual airline, are protected by copyright.

KiwiZ'Air

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La compagnie KiwiZ'Air* a été créée le 4 mars 2014 et est basée à Christchurch, la plus grande ville d'Ile du Sud, en Nouvelle-Zélande. A la fois tournée vers l'international et faisant partie intégrante du développement régional de la Nouvelle-Zélande, notre compagnie entend se développer sur ses deux axes et concilier qualité de service, sécurité, rapidité et rayonnement de la culture kiwi.

La première ligne ouverte, au départ de notre hub de Christchurch, fut Queenstown. Opérée tout d'abord avec un ATR42, cette liaison est maintenant dotée de deux bombardiers Q400 performants et rapides, pour 28 vols par semaine.

Relier la capitale administrative Wellington et la capitale financière Auckland ont été également les deux points majeurs de l'ouverture du service commercial de la compagnie. Ce sont aujourd'hui respectivement 14 et 42 vols qui sont opérées par KiwiZ'Air sur ces destinations.

La proximité de l'Australie et les forts liens commerciaux l'unissant à la Nouvelle-Zélande font des liaisons vers Sydney, Brisbane, Melbourne, Cairns ou Darwin des axes privilégiés de développement. KiwiZ'Air entend être la première compagnie, par le service et la fréquence, pour traverser la Mer de Tasman.

Le réseau international se densifie de jour en jour avec l'arrivée régulière de nouveaux appareils dans la flotte, une des plus modernes du monde. Ainsi, les liaisons longue-distances sont réalisées principalement par des Boeing B777-200ER et des Airbus A330-300. Les vols moyen-courriers sont effectués essentiellement par des Airbus A320 et A321, secondés par quelques Bombardier CRJ. Les vols domestiques sont assurés par des Bombardier Q400.

La majorité de nos avions est équipée en trois classes : économique, permettant au plus grand nombre de profiter de la qualité de service "made in NZ"; business, offrant à notre clientèle d'affaire des conditions de voyages idéales pour se concentrer sur l'essentiel; Première Classe, pour faire d'un vol au dessus du Pacifique un moment de détente, de plaisir et de luxe inégalable.

Que vous voyagiez à destination ou au départ de la Nouvelle-Zélande, KiwiZ'Air sera votre compagnie de choix et vous accompagnera dans le respect de l'esprit et l'hospitalité kiwi.

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(*) compagnie 100% virtuelle créée sur le jeu de gestion en ligne "Airlines Manager 2".

Le logo et l'identité visuelle de KiwiZ'Air, bien que compagnie virtuelle, fait l'objet d'une protection des droits d'auteur.
The logo and visual identity of KiwiZ'Air, despite being a virtual airline, are protected by copyright.

Logo Low Cost

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Intéressant! Avec la montée en puissance des "communautés" de graphistes, on devrait en voir de plus en plus de ces logos de boites qui se ressemblent tous. Le lien suivant montre l'analyse qu'a pu faire un type, designer, sur une certaines quantité de logos. Ces logos, ces compagnies existent vraiment, et c'est finalement assez drôle -et pathétique- de voir comment la créativité cède le pas devant le commercial...

A voir donc par là : http://www.gtgraphics.org/genericlogos.html

Mode Enervé 2

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Suite du billet du 14 juin 2014...car j'en ai pas encore fini avec les trucs qui énervent!

La contre-info: au regard de ce qui précède, il devient de plus en plus clair qu'il serait peu prudent de confier ses sources d'information aux chaines d'informations, ou plus généralement à ce qu'on nomme les médias "mainstream". C'est dans cette brèche de l'incertitude et du doute que se sont engouffrés de nouveaux acteurs de l'info qui revendiquent la livraison de la seule vraie info indépendante, celle qui n'est justement pas diffusée par les canaux traditionnelles. Ici c'est "ce que les médias ne disent pas", ou "non-vu à la télé" pour vendre. Surfant donc sur cette méfiance vis-à-vis des plus grands, tout et n'importe quoi devient accessible sur des sites pas pour autant plus performants ou plus intègres. Sous couvert de dénoncer une pseudo manipulation de la vérité par des médias acquis à toutes sortes de causes plus ou moins loufoques (selon eux), ces nouveaux acteurs peuvent user et abuser de manipulations parfois tout aussi grossières et grotesques, faisant passer leur vérité qui n'est toujours pas La Vérité. C'est surtout vrai dans les camps des extrêmes, qu'ils soient de droite ou de gauche, qui n'hésitent pas à manipuler des situations banales pour en faire des cas de flagrants délits au service de leur démonstration du "tous pourris" et ainsi penser rameuter les anti et les déçus du système. Les "abonnés" de ces diffuseurs alternatifs se rendent-ils alors compte qu'ils sont là encore victimes de manipulation alors qu'ils les rejoignent pour en fuir d'autres (avérées ou imaginaires).

La Guerre du Clic: dans la jungle des sites d'info, vitrines en ligne des acteurs papiers ou véritable presse du net, et plus généralement dans la jungle des sites devant générer du cash, il y a des gratuits et les payants. Les payants doivent attirer les abonnés et les maintenir. Là peuvent se trouver des analyses et des intervenants plus posées car le financement est pré-établi. Les gratuits doivent non seulement attirer les lecteurs, mais les attirer le plus souvent possible, et du succès de cette attraction dépend finalement le retour financier. Celui-ci se fait via la publicité. On voit ainsi naitre de véritables stratégies machiavéliques pour attirer le poisson et le faire cliquer sur le titre d'une news ou d'un article pour générer du trafic et ainsi vendre à des annonceur des espaces pub censés être rentables. Peu importe au final si la pub est vue ou pas, du moment que la page est affichée l'objectif est pratiquement atteint. Et quelques recettes bien rodées sont apparues pour générer l’intérêt de lecture, et le renouveler. Pourquoi croyez vous justement que fleurissent sur de plus en plus de sites des listes du genre "les 10 bonnes façons de tromper son mari sans se faire prendre" ou "les 5 meilleurs films de l'année" ou encore "les 10 news qu'il ne fallait pas manquer"? Ce genre de titres est un appât à clics. On peut combiner ensuite avec des sujets à fort pouvoir attractifs : le sexe, le people, le fric, le clash (voir plus haut). Ou encore valider tout ceci par la promesse de résultats d'une nouvelle étude scientifique. On secoue bien et on pourrait obtenir un truc du style "les 5 études prouvant le lien entre sexe et argent". Avec ça vous avez toutes les chances d'avoir du trafic. Ensuite l'article ou la news finit en noeud de boudin et n'apporte pas grand chose (vous êtes-vous senti un peu déçu après avoir lu ce genre d'article?). Un autre cas bien établi aussi est celui de l'article à sensation, qui n'a de sensationnel que le titre. Très utilisé en collaboration avec l'entretien de la peur. Peur de l'avion par exemple. Il suffit de constater, après un incident aérien plus ou moins grave, le nombre d'articles ou de news rapportant la prétendue "frousse de leur vie" des passagers d'un vol, si possible Air France, pour se demander s'il n'y a pas un peu abus quelque part. Si on est un tant soit peu au fait de la chose aéronautique, pour rester dans le domaine, on se rend très très vite compte que c'est souvent du gros pipeau qu'on nous sert. A grand renfort de "micro trottoir" sans intérêt (c'est bien connu le passager est expert en sécurité aéronautique, surtout celui qui vous parlera de "la frousse de sa vie"... ), on nous fait gober n'importe quoi. Qu'en est-il des mêmes genres de sujets sur le domaine médical, juridique, policier ou autre? Ca laisse dubitatif... Cette guerre du clic, ou la recherche du trafic au détriment de l'info, est une calamité.

Détournement de l'attention: Une calamité dans le sens où ce ne sont certainement pas les informations les plus importantes, les plus pertinentes qui génèrent le plus de trafic, et donc sont les plus partagées. Non c'est l'inverse. Et dans ce brouhaha infernal se perd l’intérêt. Et l'on apprend un peu plus tard que pendant qu'on s'énervait après l'expulsion d'un sans-papier ou qu'on s'émerveillait de la n-ième vidéo de chat kawai, se passait dans le monde un évènement tragique ou heureux d'une importance sans commune mesure avec ce qui précède. Ou alors bien plus près de nous, qu'une loi poussée par un quelconque lobby était votée dans l'indifférence totale alors qu'elle aura une portée réelle, dans nos vraies vies, qu'on ne soupçonne même pas. Le détournement de l'attention est à la fois entretenu par les différents médias et par l'auditoire lui-même. D'autant plus aujourd'hui où le partage via réseau sociaux représente une voix parallèle d'information par rapport aux médias traditionnels. Se tenir informé des autres choses qui constituent le monde, au-delà des sujets attrape-clics ou polémiques, relève de l'effort parfois surhumain. On doit lutter contre notre propre appétit pour la nouveauté et contre notre sectarisme.

Cloisonnement: par la constitution de communautés virtuelles via les réseaux sociaux, basées sur le partage à l'intérieur de cercles unifiés autour de centres d’intérêts communs, on assiste à un cloisonnement des idées et des pensées. Il serait ainsi de moins en moins possible de pouvoir échanger des idées contradictoires puisque par essence les cercles de discussions se fondent sur l'adhésion à une idée en particulier. Prenons l'exemple d'un cercle d'amis, via Facebook, liés par l'amour qu'ils portent à la pomme de terre. Dans ce cercle d'amis s'échangeront de multiples informations, photos, études, vidéos qui seront à la gloire de la pomme de terre, ou au contraire destinés à fermement critiquer, descendre, railler les fans de la carotte (ou des pâtes). Qu'il advienne, idée saugrenue, qu'un adepte de la carotte propose de discourir des bienfaits de ce légume dans le cercle d'amis des patates sus-cité et c'est un véritable lynchage virtuel (avec parfois des répercussions réelles) auquel on assisterait. Par le groupe et pour le groupe, les intervenants se lâchent et n'entendent aucune contradiction. Aucun dialogue n'est possible, si jamais il devait même pouvoir germer. Car le resserrement des oeuillères s'opère par le resserrement des communautés. Hier c'était les amoureux de la pomme de terre, demain ce seront les amoureux de la pomme de terre nouvelle du sud-est du département. Et comme de plus en plus d'échanges s'opèrent via ces groupes, au détriment des médias plus "généralistes", auxquels de toute façon on ne prête plus aucun crédit vue la façon qu'ils ont de traiter de la pomme de terre, on finit par une "abrutisation" et une discrimination généralisée. Et cela de façon totalement progressive et volontaire. Nous sommes les victimes de nos pulsions pour la ressemblance et la nouveauté.

News addicts: les réseaux sociaux tels que Facebook ne fonctionnent que par le renouvellement permanent. Renouvellement de l'outil (ce que Facebook met à notre disposition pour partager mieux par exemple) et renouvellement du contenu. Le fil d'actu est le centre du système dont l'unique but est d'être en perpétuel mouvement pour susciter le besoin d'y revenir. Combien de fois par jour cliquez-vous sur ce logo facebook pour mettre à jour cette page? Combien de fois par heure, même? Ca devient compulsif, de la même manière qu'on scrute sans cesse ce coin inférieur droit de l'écran pour vérifier si on a reçu un email, ou qu'on check son portable de peur d'avoir loupé un message. C'est la drogue de la nouveauté. La pub joue sur ce ressort en permanence, nous présentant toujours la dernière version d'un n-ième modèle de voiture, ou la nouvelle lessive "qui lave plus blanc que blanc". Mais dans le cas des réseaux sociaux et au-délà, des sites de news, on est acteur-réalisateur même de notre propre addiction. On va augmenter son réseau pour avoir plus de mises à jour, plus de statuts d'untel ou untel en train de partager la photo de son assiette ou de ses orteils à la plage (on revient au narcissisme évoqué plus tôt). Quel est donc l’intérêt? Dans le flux infini et ininterrompu de ces informations tantôt inutiles, tantôt débiles, tantôt extrémistes, tantôt totalement fausses se noient de vraies pépites et notre temps libre, notre jugement et nos idéaux. Tout n'est pas noir et tout n'est pas blanc évidemment, mais notre capacité à voir le gris avec toutes ses nuances diminue. Mais surtout, nous passons probablement de plus en plus à coté de toutes les autres couleurs.

Mode Enervé

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Une fois n'est pas coutume, on va s'écarter un peu des discussions aéro et ciné... Car des fois y a des trucs qui énervent!

L'envahissement actuel de nos cerveaux par des bruits parasites ne cessent apparemment pas de prendre de l'ampleur. Depuis quelques années, probablement entre 5 et 10 ans, notre capacité à nous concentrer, à penser, à s'intéresser est polluée par de multiples choses dont l'intérêt est parfois inversement proportionnel à leur diffusion. L'avènement d'internet, mais surtout son détournement par des sites dits d'informations, ou de "tendances", ou d’agrégations, ou encore de buzz fonctionnant via la pub, y est pour beaucoup. On peut également incriminer les chaines d'informations en continu, et une partie des journalistes oeuvrants sur ces chaines ou ailleurs.

Ainsi, de nos jours, tout doit aller vite et être percutant. Le vocabulaire est en relation avec ces objectifs. Il faut générer du buzz, du clic, du clash, du cash. Et tant pis si on balance une idée fausse, une fausse info ou une non-info. Du moment que le client clique.

On en arrive également à tellement de brouhaha, de dits et de démentis, de blabla et de mensonges que certains journalistes se spécialisent dans l'analyse de ce bruit, et d'autres dans l'établissement ou le rétablissement de la vérité (ou du moins ce qui s'en rapproche). Le journaliste comme juge de ce qui est vrai ou ce qui est faux? Imprimer dans les esprits que toute la vérité rien que la vérité sort des hauts-parleurs du poste de télé ou de radio? Il y a probablement de quoi réfléchir... Passons en revue les mots à l'origine de ces maux.

Buzz: le buzz est le produit de cette consommation de masse de l'information (au sens large) et de la tendance narcissique exacerbée par les réseaux sociaux. Si on veut émerger, on doit buzzer. Pour buzzer, on doit faire dans le lourd, le beauf, le gras, l'extra, le grand, le débile, la performance ou le pitoyable. Ca buzz quand on se prend en vidéo en train de rouler à 200 à l'heure sur l'autoroute les yeux bandés. Ca buzz quand ça insulte, que ça castagne ou que ça montre ses seins. Autant d'artifices pour booster le compteur de vues Youtube. Compteur qui devient un indicateur non pas de popularité mais de qualité, dans l'esprit de certains. Le buzz est par essence éphémère. Si on fait le buzz, ce sera pour quelques jours, pas plus. Alors autant que ça se sache. Le temps que les médias traditionnels s'empare du sujet (pour surfer sur la vague) et le soufflet retombe, forcément détrôné par une autre vidéo-qui-buzze. Le culte de l'éphémère, du superficiel, du délirant et du crétin. Il est rare qu'un buzz arrive sur une découverte en biologie moléculaire (sauf si ça touche au sexe, bien sur) ou une intervention de Ken Robinson. On avait les magazines télé qui décryptaient la télé, voilà maintenant les chroniques alimentées en buzz.

Polémique: dans le monde de l'information en continu, et plus généralement de la presse traditionnelle, le générateur de buzz semble être la polémique. Pas une seule journée sans sa polémique, souvent totalement artificielle. Et bien souvent en relation avec la politique. Car c'est là que le couple infernal presse d'info et politique donne naissance à sa créature : une déferlante ininterrompue de conneries en tout genre destinées uniquement à brasser du vent pour entretenir la machine. Les politiques doivent l'ouvrir pour avoir l'impression d'exister, et les chaines info doivent les faire parler pour alimenter leurs duplex et leurs directs sans intérêts. Et de l'autre coté du tuyau, le consommateur crédule pense qu'il est tout à fait normal de demander son avis en permanence à un député sur n'importe quel sujet (mais le plus superficiel et le plus polémique possible bien sur) et de s'indigner ensuite d'entendre autant de conneries sortir de la bouche d'autant de politiques. Le degré zéro du débat, de l’intérêt politique dans la cité, et du journalisme. Car l'impression générale est finalement que sans ce genre d'artifice il n'existerait rien... Or ce n'est souvent qu'un écran de fumée qui empêche de voir, de discuter, de s'informer sur des questions plus graves, plus profondes, plus impliquantes.

Clash: le clash, ou le tacle, est également un bon générateur de bruit. Il ne s'applique pas forcément aux politiques, mais à tout le monde ou presque. Là aussi sous-produit de la culture de l'information à outrance et de la commercialisation de son abondance, le clash est lancé, provoqué, sublimé et diffusé dès lors qu'une opinion est donnée et qu'une critique est rendue. "Untel tacle machin chez truc", "trucmuche et bidule : le clash en direct". On lit en permanence ce genre de titres attrape-clic. L’intérêt? Souvent nul, voire négatif. Si au moins il était possible d'en profiter pour discuter de fond, du problème, de son origine, ou même de vérifier si problème il y a. Mais non, la plupart du temps on se concentre sur la forme et on n'entre surtout pas dans l'analyse de fond. Autant d'énergie et de temps gâchés...

Vrai-faux: Alors parfois oui, après un "Untel tacle truc sur sa gestion du bidule", on peut avoir droit à une intervention journalistique du genre "vrai/faux" dont le but est d'établir qui de Untel ou de Truc à raison finalement. Rafraichissement en vue, pourrait-on se dire, puisqu'enfin on gratte un peu et on arrête de glousser sur la forme. L’intérêt est indéniable, si tant est qu'aujourd'hui l'exercice tend à se multiplier, et pas toujours sur la simple analyse de faits vérifiables, mais par l'intermédiaire d'opinions. Or la dérive est grande d'établir un rendez-vous "vérité" dans la presse (télé ou papier) et d'y faire passer ses idées. Car il y a des journalistes de droite, des journalistes de gauche, des journalistes pro et des journalistes anti. Et ce qui est alors la vérité pour l'un ne l'est plus pour l'autre. Comment s'y retrouver ensuite?

... A suivre ...

Air New-Zealand

Lorsqu'on prend l'avion, il y a un rendez-vous incontournables : outre le passage et repassage sous le portique électromagnétique au moment du contrôle, on se réjouit tous d'assister aux  traditionnelles démonstrations de sécurité. Si comme moi il vous ait arrivé de prendre l'avion assez souvent, qui plus est avec la même compagnie, il faut bien avouer que c'est un peu barbant. Non que le personnel de bord n'y mette pas du sien, mais bon. C'est assez dommage, d'autant qu'il est plutôt conseillé de regarder justement ce personnel pour avoir une bonne idée de leurs têtes si d'aventure vous auriez à leur demander de l'aide dans une situation d'urgence.

Bref, là où consignes de sécurité rime souvent avec triste passage obligé, il y a certaines compagnies aériennes qui se démarquent et proposent des vidéos de démonstration de sécurité. Très souvent d'ailleurs sur les moyens et long courriers. Et au nombre de celles-ci on compte la très appréciée Air New-Zealand. La compagnie nationale kiwi montre du reste qu'elle est très forte en comm' puisque régulièrement elle fait parler d'elle, et en bien. Ne serait-ce que dernièrement avec la promotion du dernier film de Peter Jackson, dans la trilogie du Hobbit, pour laquelle un gros Boeing B777 a été décoré d'une image géante du dragon Smaug! A voir!

Aujourd'hui, c'est donc une nouvelle vidéo de sécurité d'Air NZ qui tourne en boucle sur le net, et on peut facilement comprendre pourquoi. Elle met en scène de magnifiques créatures sous le soleil des Iles Cook, iles qui appartiennent à la Nouvelle-Zélande. Voici donc la vidéo, avec laquelle on apprend plein de choses! ;o)



On se remémorera une des précédentes vidéos, qui avait également connu un destin "viral" sur le net...



Ou encore celle-ci, avec le commandant de "La Croisière s'amuse"!


 

Man of Steel


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/!\ Attention, ce billet contient des spoilers /!\

C'est très à la mode en ce moment. Il faut que ce soit le moins risqué possible. Il faut que le public connaisse par avance, mais par nostalgie ou par curiosité se rende tout de même dans les salles pour aller voir. Ainsi les "reboot" ou les remake de films fleurissent, cartonnent au box-office et engraissent des studios par ailleurs bien frileux à investir dans autre chose.

Man of Steel est le remake de Superman, le premier du nom, celui de Richard Donner sorti en 1978. Il y a 35 ans donc. Et on apprend que globalement ça va raconter l'histoire d'un gamin, Kal-El, dernier représentant de sa civilisation kryptonienne, envoyé sur Terre par ses parents avant la destruction complète de leur planète natal. Au final, je vais pas vous re-raconter l'histoire, probablement une des plus connues des comics. Le film de Richard Donner, avec Christopher Reeves, est un classique et un succès, et se base lui-même sur l'adaptation de la BD de Jerry Siegel. En dehors de ça on a eu droit à des séries télé (Lois & Clarck, Smallville), des dessins animés, un retour de Superman assez poussif (Superman returns)... Donc on connait bien. Qu'y avait-il de si intéressant pour en faire un remake?

La technologie, peut-être? Car on en prend plein les mirettes, c'est clair. La direction artistique s'est laché pour dépeindre une Krypton et des kryptoniens au bord du gouffre dans une lumière et des textures superbes. On en voit donc plus que dans le film original, et tout ça est évidemment mieux rendu.
Idem pour la célèbre tenue de Superman -qui porte toujours le S sur la poitrine, non pour signifier Superman mais comme le symbole de sa famille- revisitée à l'occasion. Le super-héros perd son slip rouge, du coup. Mais pas ses muscles, magnifiquement dessinés par la combinaison taillée juste. Les effets spéciaux, notamment lors des affrontements avec le General Zod, sont spectaculaires, voire même un peu trop hypertrophiés. Mais j'y reviendrai. On a donc là une mise à jour de la forme des plus alléchantes, qui peut justifier qu'on revienne, trois décennies après, sur une histoire ultra-connue.

Sur le fond, on ne note pas vraiment de nouveauté, si ce n'est une nouvelle dose de modernisation avec l'introduction des OGM (oui en fait Clark/Kal-El est pratiquement un OGM puisque ses cellules emportent avec elles le savoir et l'essence-même de la civilisation kryptonienne). Mais surtout dans la quasi-justification de la destruction de Krypton. En effet, les kryptoniens ont développé une technologie leur permettant de "cultiver" leur descendance, dès la conception, par sélection génétique puis par procréation "artificielle". Ainsi des dirigeants, des soldats, des généraux, des savants, des ouvriers sont préconçus et élevés comme tels. Plus personne ne nait naturellement. Un gros clin d'oeil au "Meilleur des Mondes" de Huxley. La planète se disloque, ses habitants se montent les uns contre les autres (le chef des armées, le Général Zod prend le pouvoir par la force). Il n'y a qu'un pas pour voir là un chatiment divin.
De l'ingénierie génétique il découle la psychologie assez belliqueuse du Général Zod, dont le patrimoine génétique de guerrier le force à protéger Krypton et ses intérêts, même par delà la destruction de sa planète et celle de la Terre et de ses habitants (surtout ses habitants si possible, pour que les kryptoniens puissent s'installer à leur place). On comprend donc que tous ses actes ne sont que les conséquences de son programme génétique, et seulement lui. Il ne peut raisonner autrement. D'autant plus que Clark/Kal-El, lui né d'une conception naturelle, la première depuis des siècles sur Krypton, n'est donc pas génétiquement programmé et qu'il échappe ainsi à sa destinée génétique.

Le film est grosso-modo pratiquement scindé en deux parties : une première partie, les deux premiers tiers disons, assez intéressante puisqu'on y découvre la jeunesse de Clark Kent, et sa relation avec son père sur Terre. Cette relation est bien dépeinte, avec de bons moments poignants où Jonathan Kent (Kevin Costner) essaie de préserver son fils adoptif, lui indiquant qu'il serait préférable de cacher ses pouvoirs aux autres autant qu'il le peut. C'est bien ce lien paternel qui est au centre de ce début du film. Un lien paternel qui évolue alors que Clark découvre une arche krypton sur Terre dans les glaces, et a accès à la mémoire de son père naturel, Jar-El (Russell Crowe), via son hologramme. Il découvre ainsi qui il est et pourquoi il est là. Toute cette partie, à elle seule, vaudrait le détour.

C'est dans la seconde partie, le dernier tiers, que ça se gâte. Déjà, on avait eu une petite idée lors d'une "altercation" entre Superman et l'équipe de repris de justice du Général Zod, à Smallville. L'étendue des dégats était assez démentielle, avec intervention de l'armée pour couronner le tout. Par la suite donc, cette bande de méchants très méchants menée par Zod s'en prend à nouveau à l'Homme d'acier mais cette fois-ci en plein Métropolis (alias New-York). On a droit là aussi à une débauche de destruction digne de Dragon Ball Z. Les kryptoniens profitant de leur présence sur Terre pour développer les mêmes super-pouvoirs que Clark, c'est à celui qui frappera le plus fort pour envoyer l'autre traverser les immeubles de part en part. A mains nues, on ne voit pas trop où ça peut bien mener. Cette séquence est trop longue finalement. Montrer que les forces en jeu sont immenses, OK, mais détruire la moitié de la ville à la baston, c'est juste épuisant. D'autant que vient par-dessus tout ça une jolie morale: alors que Zod veut montrer qu'il ne reculera devant rien pour faire de la place pour son peuple sur Terre, il s'en prend à une innocente famille dans le hall de Grand Central Station. Le papa, la maman et les deux beaux enfants sont terrifiés, terrorisés, ils vont se faire découper sous les yeux de Clark qui tente de contenir Zod (on vient de voir la moitié de Métropolis exploser sous les coups de ces deux-là, je le rappelle). Le dilemme est terrible: sauver ces innocents et tuer un des siens ou rester fidèle à Krypton? Il décide finalement, évidemment, de sauver la pauvre famille en faisant craquer la nuque du Général, qui s'écroule... Tout ça... pour ça? Franchement on est un peu déçu. Ok, forcément on est sur un blockbuster américain, il y a des passages obligés. Mais ça gâche tout. Tant pis.

Alors nous voilà avec un "reboot" entre sympa et "bof bof" mais qui laisse un gout bizarre dans la bouche. Aurions-nous pu nous en passer? Certainement. Aurons-nous des suites? Forcément! Cet opus est un gros succès avec un box office US qui frise les $290 millions (pour un budget de $225 millions tout de même), qui a passé les 2 millions d'entrées en France et qui va se vendre comme des p'tits pains en Blu-ray & DVD pour Noël... Une suite combinant Superman à Batman est d'ores et déjà prévue. Normal finalement quand on voit que c'est Christopher Nolan, le "rebooteur" à succès de Batman, qui produisait Man of Steel. Et c'est aussi ce qui déçoit un peu, quand on voit comment The Dark Knight (et Batman Begins dans une moindre mesure) a redéfinit la franchise Batman. Ou quand on se régale avec Inception. Ceci dit, on aurait pu se douter de quelque chose avec The Dark Knight Rises et sa baston interminable entre l'homme chauve-souris et Bane...

Bref, le film sort ces temps-ci en Blu-ray, DVD, VHS, compact-disc et Super8 probablement. De bonnes ventes en perspective, à parier. Et puis on passera à autre chose. Un autre remake peut-être, genre Robocop. Quoi? Robocop, un remake? Et oui ma bonne dame. Le film original de Paul Verhoeven est sorti en 1987, soit il y a 26 ans. Il est passé dans la catégorie "film de collection" alors? Déjà qu'il était film-culte. Une claque à l'époque. Son cynisme, sa violence, sa mise en scène, son thème, ses effets spéciaux (pour l'époque), Peter Weller, sa musique (de Basil Poledouris), tout ça faisait un sacré cocktail. Et bien non, nom de nom, voilà-t'y pas qu'arrive un remake? Bon, on verra bien. Entre ça et un film de super-héros, on a l'embarras du choix...

Gravity

GRAVITY

Plan large. Une portion de la Terre, avec ses rubans de nuages, ses océans bleutés et ses terres, est vue depuis une orbite basse. Un léger bruit grave est audible. Quelques étoiles sont visibles sur le noir du ciel, sur le bord droit. Lentement, le paysage défile sous nos yeux. Des échanges radios se font à présent entendre. Une des étoiles semble bouger. Et grossir. Ce n'est pas une étoile, c'est un vaisseau. Les messages radios sont de plus en plus compréhensibles. Ce sont les échanges entre le Contrôle de Mission au sol à Houston et la Navette Spatiale qu'on devine maintenant contre le fond noir. La Navette grossit rapidement dans le cadre pour s'inscrire sur le paysage terrestre en contrebas. Le point de vue s'approche encore, tournoie autour de l'orbiteur pour atteindre la soute qui contient le télescope spatial Hubble, installé sur un support d'arrimage. La spécialiste de mission Ryan Stone, installée au bout du bras robotique de la Navette, s'affaire sur une des baies électroniques du télescope pendant que virevolte autour de l'ensemble le Commandant Matt Kowalski. Celui-ci teste un dispositif de déplacement autonome, une sorte de jetpack, accroché dans son dos. Il n'est ainsi pas relié physiquement à la Navette. La caméra se promène, flotte maintenant autour des deux astronautes, offrant des cadrages parfois au plus près d'eux. L'activité radios est intense, mais calme et relativement bon-enfant, avec un Commandant Kowalski, dont c'est l'ultime mission avant la retraite, assez prompt à raconter des histoires. On sent Stone, scientifique rookie de l'espace, plus concentrée à la fois sur sa tache et sur son mal de l'espace.

Changement d'ambiance. le Contrôle à Houston informe les astronautes que des débris de satellites ont été repérés en interception de leur orbite. Ils doivent cesser leurs activités, regagner l'intérieur de la Navette pour ceux qui sont dehors, et préparer une rentrée d'urgence. La caméra suit alors Kowalski qui quitte un instant Stone pour s'occuper, dans la soute, à libérer Hubble de son arrimage avec la Navette. La tension devient palpable. Le rythme s'accélère. Houston ne répond plus. Les astronautes doivent faire au plus vite maintenant. Soudain, des morceaux brillants traversent le champ de vision, en silence mais à une vitesse démesurée. Les débris sont là. Partout. Et certains viennent percuter de plein fouet la Navette qui tournoie dès lors dans tous les sens. Des débris s'éparpillent partout. Encore attachée à l'extrémité du bras robotique de l'orbiteur, Stone hurle, prise dans la rotation folle de la navette malmenée. Puis un nouveau choc sectionne, en un éclair, ce bras qui tournoie à son tour, lancé dans l'espace comme une pierre par une fronde. Le Commandant Kowalski a pris la mesure de l'urgence et tente de garder un visuel sur Stone au bout du lambeau de bras qui l'entraine. Elle doit se détacher. Ce qu'elle arrive à faire enfin. Mais la voilà alors elle aussi libérée dans l'espace, sans attache, sans rien à quoi se raccrocher, sans moyen de stopper sa propre rotation ni son mouvement. Elle s'éloigne. Seule dans l'immensité noire du ciel. Le plan s’élargit. La vue de la Terre à disparue, elle est derrière nous. Il n'y a plus que le noir et le vide. Stone est paniquée. Personne ne répond à ses appels radio. Elle tourne sans cesse. Elle est vraiment seule.

Voilà. Tout cela c'est le début de Gravity. Un générique limité à sa plus simple expression, une immersion directe dans l'Espace. Et une plan-séquence de quasiment un quart d'heure qui joue avec virtuosité avec les distances, les cadrages, les références. La caméra du réalisateur mexican Alfonso Cuaron nous plonge dans la peau d'un astronaute, flotte, se déplace, tourne avec une fluidité et une précision offrant les sensations visuelles d'une virée en apesanteur. La suite raconte la course à la survie de Kowalski et Stone, livrés à eux-mêmes après la destruction partielle de la Navette. Les séquences calmes, presque sereines, alternes avec des morceaux de bravoure, des combats épiques contre l'apesanteur et la mécanique dans l'espace. Car là haut, en l'absence de frottement avec l'air, tout objet en mouvement poursuit son mouvement immuablement tant qu'il n'est pas perturbé (par un choc, ou la mise en route d'un moteur ou autre...). Un homme, sans attache à un vaisseau, dans l'espace et sans jetpack par exemple, est incapable de modifier sa trajectoire. Il pourra toujours nager, se secouer, crier, rien n'y fera. C'est cette impuissance, cette réalité froide qui donne une grande partie de la tension que provoque le visionnage de ce film. Le stress monte, on partage, ou du moins on comprends la peur, le désespoir de Stone livrée à la dérive perpétuelle dans l'immensité de l'Espace. On retient sa respiration, comme elle lors d'un plan magistral nous emmenant en une seule prise jusqu'à l'intérieur de son casque où l'oxygène se fait de plus en plus rare.

Visuellement très ambitieux et maîtrisé, le film regorge de détails. Dans les stations, les véhicules. Pendant les séquences de destruction, des événements d'arrière-plan sont parfois aussi importants que ce qui se passe devant. Et le format IMAX 3D donne sa pleine dimension du spectacle. On est au coeur de l'image, de l'action. On se surprends à cligner des yeux instinctivement lors de passage de débris (en 3D donc). L'image est claire et nette, puisant sa puissance de la lumière des deux projecteurs synchronisés. Les vues de la Terre sont magnifiques, avec ses levers de Soleil ou de Lune. C'est clairement une volonté de retranscrire le sentiment que peuvent ressentir les astronautes là-haut, à la vue de notre planète. Le son n'est pas en reste puisque c'est un des éléments marquants et très maitrisé aussi du film. Tout ce qu'on entend retranscrit la réalité, à savoir qu'il n'y a pas de son dans l'espace (car pas d'air par exemple) mais qu'on peut "ressentir" les sons à travers la combinaison spatiale ou la structure de la station. La bande originale est adéquate car canalise efficacement la tension, le stress des moments d'actions, et peut se faire très mélancolique quand le désespoir l'emporte. Une très bonne note donc à Steven Price, qui a notamment travaillé avec Howard Shore ou encore sur Batman Begins.

Attention ce qui suit aborde des aspects de l'histoire et de l'intrigue, ne lisez pas ce paragraphe si vous ne désirez pas ruiner votre découverte du film (spoiler). Au-delà de l'aspect spectacle visuel et sonore, le film à mon avis est une véritable allégorie de la vie et de la renaissance, et du lien avec nos racines, notre planète, ainsi que notre fascination pour l'Espace. Ca parait parfois même évident. Il y a un plan assez explicite, quand Stone regagne le sas de l'ISS et quitte sa combinaison, après un long moment de tension. Se relâchant et reprenant ses esprits, on la voit flotter et prendre une position quasi-foetale sur fond d'écoutille circulaire. Position de yoga pour se recentrer et se ressourcer, en pleine régression foetale? Egalement, on peut voir peut-être toute la fin comme une métaphore de la naissance. Le coté inéluctable de la chute vers la Terre, avec Tiangong et le Shenzhou qui foncent dans les hautes couches de l'atmosphère, peuvent résonner comme le début du travail de la mère lors d'un accouchement. Stone, dans sa petite capsule, ressent la chaleur, les vibrations, les sons de cette descente. Puis la chute dans le lac, le coté étouffant de l'eau qui pénètre le Shenzhou, l'arrivée de la vie, le passage d'un environnement à un autre. On doit quitter la capsule, retenir sa respiration pour émerger... Un peu similaire à l'expulsion, le passage du bébé dans le bassin de sa mère, le passage de la vie dans l'utérus à la vie dans l'air, de la première respiration. Puis enfin la Terre ferme, les racines, l'eau. Et ce plan, toujours un plan-séquence, où par une ultime démonstration de sa volonté de (re)vivre, Stone se dresse sur ses jambes tremblantes (par le séjour en apesanteur) puis titube, fait quelques pas à la manière d'un nouveau-né... Comment ne pas voir là le début de sa nouvelle vie? Précédemment anéantie par la perte de sa fille quelques années plus tôt, ne (sur)vivant finalement que comme un zombie, roulant en voiture pour ne pas penser, elle vient de renaître. Aidée par un Kowalski-messager, dont l'âme vient la visiter aux portes de la mort, elle s'est libérée de son fardeau, et décide de vivre. Le ciel redevient alors bleu, le paysage est un paysage primitif, presque originel, intact. Une sacrée histoire à raconter, une revanche sur la mort, ou plutôt une mort qui est apprivoisée, reconnue pour ce qu'elle est. C'est peut-être tiré par les cheveux, mais c'est ce qu'on peut ressentir selon moi, par delà l'enchainement en apparence simpliste des séquences.

Alors bien sûr on peut discerner quelques erreurs, quelques arrangements avec la réalité purement scientifique. Comment expliquer ainsi que Hubble, la Navette Spatiale, ISS et Tiangong, soit les plus volumineux engins en orbite, se retrouvent sur la même orbite, à quelques encablures l'un de l'autre alors que le ciel est si vaste? Comment comprendre qu'en quelques sauts de puce on puisse passer de l'un à l'autre? Comment peut-on passer plusieurs heures en sortie extra-véhiculaire simplement en sous-vêtements dans son scaphandre, alors qu'il faut normalement de longues minutes, et de l'aide, pour enfiler ou retirer tout ça? Ce sont de petits arrangements, on l'a dit, finalement peu significatifs (après tout, sans ça, le film serait fini au bout de 15min...) qui ne doivent pas obscurcir le visionnage de 1h30 d'apesanteur. Et on le lui pardonnera en remarquant que son succès critique et public est une bouffée d'oxygène dans un paysage cinématographique un peu terme surpeuplé de remakes, de reboots, de suites et de spin-off! Une oeuvre originale et palpitante, écrite par son réalisateur, diffusée mondialement et dans les meilleures conditions possibles, sur un sujet qui n'est pas porteur comme une guerre ou des robots géants... ça se salue!
 

Obtenir des tirages/tableaux de mes photos

Depuis quelques semaines vous pouvez obtenir certaines de mes photos en tirage grand format sur toile ou aluminium ou encore plexiglas. C'est via le site my-art.com que je peux vous proposer ce service. C'est juste incroyable comme une impression sur tole d'alu peut donner en format 60x40 ou 80x80cm! Donc c'est facile, rapide pour commander et rapide pour recevoir par la poste son tableau. Dans l'avenir la galerie sera complétée et mise à jour mais déjà dans l'immédiat vous pouvez trouver des images de Shanghai, Toulouse, Tokyo, Xi'an ou Londres ainsi que des photos d'aviation. C'est donc par ici: ma galerie sur my-art.com

Rapport final vol QF32


En novembre 2010, l'A380 immatriculé VH-OQA, alias le MSN014, décollait de l'aéroport de Singapour lorsque, quelques minutes plus tard, un des moteurs explosait et endommageait gravement plusieurs systèmes. L'avion était le premier livré à la compagnie australienne. Dans le cockpit, pas moins de 140 ans d'expérience de vol pour 5 pilotes. En effet, le commandant de bord subissait un contrôle de validation de ses compétences et son équipage (deux copilotes et lui-même) se voyait ainsi compléter par deux pilotes observateurs. Une sacrée équipe donc, et une belle démonstration de maîtrise technique et managériale. Ils ont réussi, malgré un nombre de pannes incroyable, à ramener l'avion et ses 469 passagers et membres d'équipage au sol sans encombres ou presque.

Le rapport final sur cet accident a été rendu public il y a quelques semaines par l'ATSB (Australian Transportation Safety Bureau, le BEA australien). On peut y lire la description des événements et des dégâts, l'appréciation de la maitrise de l'équipage, technique et commercial, face à cette situation de crise inédite, et l'analyse des causes de l'explosion du moteur 2. Particulièrement intéressant, et comme déjà soupçonné dans les rapports intermédiaires, c'est la rupture d'une canalisation d'huile au coeur du moteur, et le comportement aérodynamique non prévu de l'ensemble compresseur-turbine, qui est à l'origine de l'éclatement du disque de turbine. Les morceaux ont par chance évité le fuselage et la cabine, mais de nombreux fragments ont sectionné câbles et conduites dans la voilure et le ventre de l'appareil pour pratiquement ne laisser aucun système indemne. Dans les analyses statistiques des occurrences de pannes qui sont au coeur de la sureté de fonctionnement, et par voie de conséquence du design d'une telle machine, ce cas devait être impossible, ou presque.

Le rapport montre comment un "simple" mauvais usinage d'une pièce pas plus grande qu'un briquet aurait pu envoyer un A380 au tapis. Et comment, de par une incompréhension de lecture de plans entre les départements techniques au sein du motoriste Rolls-Royce, les inspections qualité sur ces pièces-là (parce qu'il y en a eu plusieurs mal fabriquées) n'ont pas réussi à détecter le problème. La séquence d'événements, à l'intérieur même du moteur, qui ont conduit à la rupture du disque est assez bien documentée et met le doigt sur ces failles.

Finalement, on se dit qu'ils ont vraiment eu chaud. Lisant en ce moment justement le livre écrit par Richard de Crespigny, le commandant de bord qui était aux manettes sur ce vol-là, on perçoit clairement ce que la maitrise du pilotage veut dire. Au moment où on déplore la perte de ces fondamentaux chez la génération actuelle de pilotes de ligne, sur-confiants dans les automatismes des Airbus et Boeing, lire le récit de ce commandant de bord fait du bien et devrait, si ce n'est au plus haut niveau dans les écoles de pilotage et les centres de formation de pilotes de ligne, faire réfléchir quant à l'utilité et le professionnalisme des hommes/femmes assis aux commandes de nos autobus volants.

Expérience

Récemment j’ai pu réaliser quelques vols photos, ce qui n’était pas arrivé depuis un bon bout de temps finalement. C’était à l’occasion d’un rassemblement d’amis avec leurs avions. Et quand on a une belle brochette de zincs, on ne peut s’empêcher d’essayer d’en tirer le portrait lors de beaux vols en patrouille. C’est lors d’un de ces vols photo en particulier que sont apparus certains aspects intéressant d’expérience qui sont donc le sujet de ce billet.


On parle ici de l’expérience au sens de pratique, d’entrainement. En effet, chacun des pilotes était venu avec son avion et son expérience, notamment du vol en patrouille. C’est un point qui, au moment de préparer un vol photo, est important à prendre en compte pour être sur de ne pas s’exposer, et exposer les autres, à de trop grands risques. Un vol en patrouille, et à fortiori un vol photo, ça se prépare. Et la préparation aussi, c’est un autre domaine où l’expérience parle. Le briefing doit être conduit avec précision et concision. Et les différents points du vol abordés. Ce sera qui, où, quand, comment.

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Nouveau site

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Et voilà, depuis quelques jours mon nouveau site est lancé. Oublions l'ancienne version avec le carrousel, qui était certes jolie mais un peu limitée en terme d'évolution et un peu vieillotte. Sur cette nouvelle version (la V5.0 de konnek-t.com), on trouve :

- Interface totalement renouvelée, plus vivante
- plus de Flash mais du Javascript
- entièrement compatible avec les iPhone, iPad et autres tablettes sous Android (responsive design)
- de nouvelles fonctionnalités comme les mots-clés (tags)
- les "favorites" qui sont quasiment dynamiques
- partage Google+, Facebook, Pinterest et Twitter intégré à chaque photo, chaque album

A noter enfin que l'adresse du site change. C'est donc maintenant stephanebeilliard.com, avec le blog qui se retrouve à blog.stephanebeilliard.com.

L'adresse konnek-t.com restera valide encore pour au moins un an et vous amenera au même endroit.

Alors bonne visite sur mon nouvel espace photo & graphisme!

Air Expo 2013 - EVAA

Le meeting aérien annuel de Muret, au sud de Toulouse, n'a pas eu lieu cette année, pour cause de météo parfois très défavorable, mais j'en ai quand même rapporté quelques photos. Dommage pour les étudiants des écoles aéronautiques de Toulouse, qui chaque année organisent le meeting, mais quand ça veut pas, ça veut pas...

EVAA Extra 330 Airexpo



EVAA Extra 330 Airexpo


Tokyo 2010 - Parc Ueno

Dans le parc d'Ueno, en plein centre de Tokyo, les couleurs et les formes traditionnelles...

Ueno, Tokyo, Japan     Ueno, Tokyo, Japan     Ueno, Tokyo, Japan

Beijing 2010 - Antiquités

A Pékin, un des marchés aux antiquités est une attraction touristique à part entière. On y trouve tout et n'importe quoi, et il parait qu'au milieu des fausses antiquités on peut y trouver de vrais trésors. Je n'étais moi-même pas assez experts pour faire le vrai tri, mais j'ai tout de même trouver un beau boulier antique... des années 1980! ;o)

Panjiayuan Antique Market Beijing     Panjiayuan Antique Market Beijing

Panjiayuan Antique Market Beijing      Panjiayuan Antique Market Beijing

Un point final aux commentaires

Voilà, ça commence à bien faire. Malgré quelques réglages et essais d'anti-spam, il devient vraiment pénible de voir les commentaires de mon blog squattés et pollués par des dizaines et des dizaines de faux commentaires/vrais spams par jour.

Ainsi je suis contraint de verrouiller cette fonctionnalité qui finalement avait peu d'utilité vu le peu de commentaires laissés depuis ces années.

Je vous invite donc, si vous désirez m'aider à améliorer le blocage de ces calamités de spam pour éventuellement rouvrir les commentaires, ou plus simplement prendre contact avec moi, à utiliser l'adresse mail indiqué tout en bas de page de chaque page.

Merci!

Nanjing - Contrastes

Nanjing Old Temple     Nanjing Greenland Financial Complex     nanjing temple

Duxford 2009 - Bois, toile et douce lenteur

Blériot XI Duxford Legends


Duxford 2009 - Rush for speed

Curtiss P-40 Kittyhawk Duxford Legends


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